Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 22:44

Petite pause de ma soirée soli solo de Saint Failtapin (combien de fantaisies sexuelles maladroites accordées ce soir "par amour" à un mari ravi puis déçu, qui pour passer le temps, pensera à un(e) autre ?) : à m'abrutir dans tropico 3, à siroter un whisky, à fumer clope sur clope avec le dernier arcade fire en fond (oui j'ai un an de retard), je ne peux m'empêcher de me sentir vaguement privilégié. C'est vrai quoi : ok ma vie manque de sens, ok je perds du temps à ne rien en faire, ok je suis seul à crever, blablabla, mais quel pied au quotidien, en définitive. Tous ceux condamnés à travailler tout le temps, tous ces gens malades, cassés, en souffrance, tous les gens engoncés dans un couple qui les accapare ou les étouffe, tous ces pauvres parents qui font mijoter leur crise de la quarantaine, ils n'ont pas accès à ce farniente de mes vacances inutiles. Ils pourraient être jaloux s'ils avaient le temps d'y penser.

Il n'y a qu'au moment d'aller me coucher que, hum, la sensation que rien de tout cela n'est clair, qu'à un moment ou à un autre ça va voler en éclats, vient me nouer le ventre et, trop bas pour qu'on l'entende, me faire gémir. Je veux dire, si ça allait vraiment bien, je procrastinerais pas autant pour absolument tout.
Habituellement, je m'endors comme une bûche. Parfois, je continue ma lecture dans mon sommeil, dans cette espèce de rêve qui se glisse entre la fermeture des paupières et le vrai endormissement, je tourne des pages qui sont vraisemblablement "dans le style," en ne m'en apercevant qu'après plusieurs minutes. Ou je me distrais en repassant une conversation, un moment particulier de cours, une image de la rue. Tout pour éviter d'être forcé de regarder la réalité du non-sens du quotidien en face, et de me dire que si je mourrais là, on ne s'en apercevrait qu'après une bonne dizaine de jours, facile. Peut-être même plus, parce que le coup des "voisins alertés par l'odeur," j'y crois moyen.

Sans m'en rendre compte, je me suis doucement pédéisé. J'entends par là que j'ai adopté un des traits courants les plus désagréables chez les garçons, la fuite horrifiée devant tout ce qui peut ressembler à l'expression d'un sentiment. Après des années à considérer que, l'un dans l'autre, il valait mieux prendre le risque de se casser les dents, aimer pour deux jours, aimer un connard, aimer pour un malentendu, bouger et ressentir pour bouger et ressentir, je me suis moi aussi fait avoir, à élever une barricade, une carapace, à respecter "les délais d'usage," la "distance nécessaire." A bientôt 34 ans, j'aurais tenu longtemps, pas vrai ?
Il faut dire que les derniers cassages de dents ont été bien douloureux (ça n'a rien à voir mais c'est concomitant, le rendez-vous hebdomadaire chez le charcutier-dentiste m'épuise et me ruine) et que noyer ça dans le sexe pour rien n'était peut-être pas le meilleur moyen de me rendre à nouveau sentimentalement disponible. Enfin, pour ça comme pour le reste, au moins, je me serais amusé.

Allez, on passe à autre chose ?

 

 

Par grands-bras
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 09:55

L'oeil qui flâne, les jambes qui continuent à leur rythme sans trébucher, je cherche à Toulouse des détails pour me distraire, arracher le regard à la contemplation de mon nombril, de son impatience, de son inquiétude.

 

Il y avait sur le boulevard, devant le café des thermes (ou ce qui s'appelait comme ça, même s'il a changé de nom, mais ça reste le bar où on achète des clopes le soir pour moi) une compagnie de CRS en train de s'arnacher. Du beau mec, du gros accent toulousain, mais on peinerait à y trouver de la jovialité ou de la complicité : du stress, de la détermination, de la fatigue, l'envie que ça finisse assez tôt (pour faire la sieste ? voir le match ? retrouver bobonne, une maîtresse, un amant ?), ça couvrait la désapprobation ostensible des passants. Sur le trottoir d'en face, une poignée de garçons plus jeunes enfin de coller des macarons PCF sur leurs vêtements. Des regards et des attitudes étrangement similaires, la manif à venir a déjà des relents amers. J'ai beau détester cette expression systématique des journalistes, on peut difficilement en trouver une plus appropriée que celle qui vient à l'esprit, "baroud d'honneur." Entre les deux groupes, pas un coup d'oeil n'est échangé.

 

A la terrasse du Saint-Sernin, je peux contempler la basilique du même nom. Chef d'oeuvre de l'art roman, étape du pèlerinage à Saint-Jacques, lieu approximatif du supplice de Saint Saturnin, je me fiche de tous ces saints et de toute cette pesanteur historico-religieuse, j'attends ce qui ne vient pas. J'essaie d'apprendre la chose impossible pour un bélier, la patience. La leçon du moment est détestable.

Je prétends vivre sans dieu ni maître, mais dans le même élan affirmatif, je suis forcé d'admettre qu'il y a peu de croyants plus fervents, plus chrétiens dans leurs valeurs, que les anarchistes. J'en viens à pardonner toutes nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, à choisir l'amour la foi et l'espérance, délibérément, en conscience, juste parce que "c'est mieux pour tout le monde."

 

Plus tard, il y aura le dîner de famille, avec le frère et l'oncle qui parlent comme s'ils étaient sourds (ils le sont déjà à moitié), avec la belle-soeur et la tante qui réaffirment leur féminité dans la cuisine, avec la petite nièce qui apprend qu'elle a le coffre pour couvrir tout ça avec ses cris et ses rires perçants. Et moi j'aurai comme d'habitude le rôle de celui qui ne parle pas fort, qui est posé, ironique, souriant mais pince sans rire, et qui picole bien avant de dire des énormités. Je me demande si on fera mention de la place vide à table, ou si elle restera une absence sourde.

 

 

Par grands-bras
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 16:48

Une fois de plus, c'est "l'imprudence", de Bashung, qui accompagne mon voyage en train. On pourrait trouver ça doucement ironique, parce que c'est trop rarement la vertu (oui, la vertu) qui guide mes décisions. Le temps a émoussé mon tempérament autrefois très ardent... l'a ébarbé plutôt : j'ai toujours du tranchant, mais moins d'aspérités douloureuses.

Du tranchant, c'est justement ce qu'il me faut en ce moment, alors que je me montre imprudent : être affûté, et à l'affut. J'ai choisi de me mettre en danger, de ne pas cantonner à une confortable position de force. Renoncement rare.

Cet album est devenu habituel parce que, presque par hasard, la plupart des voyages en train de ces dernières années ont été couverts d'un voile plutôt sombre et enveloppant, une étoffe lourde, rêche, qui me coupe du monde comme une burka sur le coeur. La solitude, c'est bien un tissu qui me va très mal aujourd'hui.

 

Autre tissu inconfortable, celui de l'appuie-tête qui tombe au niveau de la nuque : même les 1ères sont conçues pour des minus. Inconfort psychique, inconfort physique, et puis merde j'ai faim, et les yeux qui piquent parce que j'ai pas assez dormi et un peu picolé hier soir. Et toi le joli passager en face, ok t'es mignon mais c'est pas une raison pour, nonchalamment, par inadvertance dans ton sommeil, enrouler tes jambes autour des miennes.

 

La journée d'hier a été plutôt tendue, j'étais à fleur de peau. Un instant éprouvant a été la traversée d'une station de rer où la radio jouait "le paradis blanc," de Michel Berger, chanson qui me serait anodine si elle n'avait pas été la préférée de ma mère. Un groupe d'adolescents, bizarrement, dansait au rythme lent de la musique : j'ai caché mes yeux pour ne pas les voir, j'ai caché mes yeux pour qu'ils ne voient pas affleurer mes larmes.

 

Maintenant, c'est la brume qui recouvre les champs visibles par la fenêtre : en surimpression, des images de la Pologne dévastée alternent avec celles d'Epinal des si-jolis-villages-de-France. L'impression est détrompée par les traces célestes des avions à réaction, du même blanc que la lune dans la lumière du jour naissant. Ils sont finalement la seule vie que je connais, que je constate, que j'identifie dans ce paysage qui, pourtant, devrait en suinter par tous ses atomes. Quel dernier engrais pourrait redonner à cette terre trop travaillée la possibilité d'héberger de la vie sans chimie ?

 

"Je n'attendrai pas qu'on me sonne,

Je n'attendrai pas qu'on me pardonne,

dussé-je boire l'eau des douves,

dussé-je croiser le fer

avec ton majordome"

J'aurais bien aimé qu'après "l'imprudence," Bashung sortît un album appelé "l'élégance."

 

Il est bientôt 9h, le soleil commence à dissiper les brumes mais tout semble encore profondément endormi. Dans les fermes éparses, n'ont-ils pas encore bu leur chicorée (j'ai du mal à imaginer un autre endroit pour en boire) ? A cette heure ?

La lumière vient comme un baume sur ma joue, un picotement familier m'indique que la machine à absorber des vitamines se met en marche. Tandis que l'harmonica s'étire, interminable, dans mes oreilles, j'allonge mes jambes et effleure par inadvertance, à mon tour, le jeune homme qui avait replié ses cannes. Il ne m'intéresse pas du tout mais sa main arbore un anneau d'argent au majeur, ça m'intrigue ; mon mouvement lui a fait changer de position, j'ai une vue dégagée sur son bijou. Ma perplexité reste la même.

 

 

Par grands-bras
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 14:52

Pour ne pas rester connement cloîtré chez moi à écouter les mêmes albums en boucle, je me suis dit qu'une marche me ferait du bien : soleil frais par la fenêtre, il était tôt, les gens seraient encore au petit déjeuner et pas encore au brunch, moment et temps idéal pour marcher au hasard dans Paris. Bon, une fois sur le quai du rer, j'ai bien senti l'arnaque venir, avec la grisaille qui, longtemps restée embusquée derrière les immeubles, avait subitement surgi, mais ça n'allait pas déjà me faire rebrousser chemin.

Mes bougonnements sur le temps se sont vite retrouvés chassés par la perplexité, devant la mode en banlieue. L'an dernier, c'était la killer combo casquette plus chapka ("des fois que t'aies pas compris que chuis un ouf dans ma tête tu vois !") qui me cramait la rétine. Ce matin c'était la version Raincy, kippa sur bonnet, sûrement pour bien se réchauffer la tête, avec le torse en bandoulière, la chemise ouverte jusqu'au nombril ou presque, là pour bien réchauffer la tête des autres (I saw a tit I swear I did !)
L'avantage, quand on n'est pas à la page, c'est qu'on peut se targuer d'être un observateur impartial. Ok, les vieux ne disent pas autre chose, mais ils sont la source de toute sagesse, pas vrai ? Au moins, je crois qu'on en a fini avec les pantalons portés à mi-cuisses.

Au départ je voulais traîner vers Saint Michel, voir les jeunes encore saouls à cette heure, mais apparemment il avait plu et il ne restait que quelques touristes. Las, ce serait donc une matinée placée sous leur signe. En franchissant la Seine, j'assiste à l'installation du type déguisé en sarcophage doré : c'est sûr, il faut bien qu'il arrive et qu'il se poste, et il est même aidé pour ça. Ma perception oscille entre plusieurs ressentis : celui qui prédomine, c'est qu'il y a quelque chose de vaguement érotique dans la mise en place, le drap doré soigneusement tendu qui enferme les membres et lisse le corps, j'imagine que j'y retrouve les fétiches de momification ; mais le Pakistanais qui l'assiste a une tendresse bien bourrue et stricte, et sa moustache n'est pas égrillarde pour deux sous. Non c'est du boulot tout ça.
J'écris à quelques mètres d'eux, le cul posé sur la rambarde au dessus de la Seine. Une touriste japonaise, seule donc excentrique, très fière de son béret en laine colorée, me prend en photo. Elle est ravie de mon demi sourire et de mon clin d'œil par en dessous. Je dois être sooooo typique pour elle, tellement parisien dans son objectif, le mec avec son foulard et son pull informe qui écrit au milieu du pont : si elle savait ce qu'il en est réellement !

Sur le moment, ça fait du bien de marcher parmi les touristes matinaux : l'air est croustillant de fraîcheur, la lumière toute brillante sans éblouir, les gens sont détendus, ils sourient, c'est presque contagieux. C'est comme déambuler dans un parc d'attraction, même si on s'en fout des mickeys, même si on se veut blasé hautain cynique, on a forcément meilleure mine à la sortie qu'à l'entrée - enfin, d'autant plus qu'on croit à cet effet.

Plus loin, un couple promène ses enfants, un garçon qui doit avoir six ans, et une fille quatre. Ils portent sur eux le niveau social du quartier, rue du Temple. La mère aboie à son fils "c'est quoi ton problème ? j'en ai rien à foutre ! pourquoi tu pleurniches, pourquoi ? j'en ai marre que tu me pourrisses la vie tout le temps, tu le sais ça tu le comprends ?" Je ne suis pas sûr qu'il comprenne d'où ça vient, seulement qu'il s'en souviendra. Le père associe ses gestes à la parole de la mère, il houspille le gamin pour le faire avancer, alors qu'il pleure et pleure encore, humilié, terriblement seul.
J'avais envie de traverser le Marais, juste pour titiller ma fêlure narcissique, voir si j'arrivais à attirer des regards ; mais à cette heure là je n'aurais sûrement pas croisé de têtes susceptibles de se retourner, et puis la scène du gamin m'avait bien coupé l'envie.

Le seul regard que j'ai vraiment essayé d'attraper à la place de ceux des garçons méprisants, ç'a été celui d'une vieille à la fontaine des Innocents, où je m'étais assis pour fumer et souffler. Cette folle a émietté un pain au chocolat à deux mètres sur mon côté, je me suis instantanément retrouvé pris au piège d'une ahurissante mêlée de pigeons et de corbeaux, ambiance soldes de grands magasins. Mes yeux ont hurlé à son intention "die crazy bitch die die" mais en vain : elle n'a même pas vu que j'étais là et que je la haïssais.

Plus tard sur le chemin du retour, au portique du rer, une jeune femme en survêtement "équipe de France" se battait avec un sac surdimensionné. Spontanément, sans lui proposer, je l'ai aidée en saisissant la moitié qu'elle ne pouvait pas faire passer (le sac était non seulement aussi volumineux qu'elle, mais sûrement plus lourd) : le brusque éclaircissement sur son visage, le sourire plein de dents, son vibrant "merci" m'ont rassuré, j'étais toujours visible et tangible. Plutôt que d'engager une fastidieuse conversation, j'ai poussé la courtoisie jusqu'à marcher très vite sitôt l'obstacle franchi, fallait pas déconner non plus.

Une fois les heures écoulées, de retour dans mon cendrier d'appartement, que reste-t-il de toute cette marche ? De la poussière de pollution sur le visage et les mains, un frisson, de la faim, et toujours dix mille questions et autant d'envies. Au moins, je dormirai cette nuit. Enfin je crois.

 

 

Par grands-bras
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 00:41

 

A la sortie du rer, après une bouffe à Clichy (d'une banlieue à l'autre, traverser trois départements en trente minutes), retour à minuit et quelque : les soirées sont très courtes si on ne veut pas qu'elles soient longues, c'est autre chose que la vie en bagnole de la province. On se retrouve tôt, on mange vite, on boit vite, on sort ensuite ou on rentre direct, vite vite avant les derniers transports. Le temps qui passe a son importance pour un simple dîner aussi.

 

Il en est passé par ici, plusieurs mois même. Cela en fait presque trois que je n'ai rien écrit sur ce blog - et curieusement, au moment où je recommence, j'écoute le même groupe, Slowdive : vraisemblablement plus pour le nom, agréable à prononcer et si joliment connoté, "slowdive," que pour la musique même. J'ai allumé une petite lampe qui traîne sur une pile de bouquins poussiéreux, une bougie après avoir ôté les timbre-amendes appuyés dessus, ceux que je dois coller depuis un bon mois pour payer mon stationnement, calé une clope entre mes dents en me disant qu'il serait temps, plus tard, de vider le cendrier... ça sent pas mal le vieux garçon tout ça. Le vieux garçon pas du tout soigneux, au milieu des papiers et des cendres, celui qui a des chemises pas repassées entassées depuis deux mois, qui a laissé traîner des bouteilles de bière vides dans le salon toute une semaine, qui n'a pas fait la vaisselle ce midi et qui bénit le ciel de lui épargner les cafards.

 

Pourtant il se passe des choses, j'évolue, j'ai profondément changé en un été. Par ricochets, les bouleversements liés à la mort de ma mère ont affecté, de façon positive comme négative, pas mal d'aspects de ma personne. Je dis "de façon positive comme négative" parce que c'est ce qu'on attendrait de moi, mais la vérité difficile à formuler, c'est que les changements de la saison passée ont surtout été positifs. Malgré toute la violence du choc, malgré toute la difficulté à me repositionner, malgré le deuil même, j'ai été bien plus libéré que plombé : libération du corps et de la sexualité, libération des émotions, libération de la parole, en définitive l'entrée dans ma vie de ce que je prêchais sans parvenir à le mettre en action. Même si ma mère n'a pas été incinérée mais enterrée, c'est comme si j'avais jeté dans le bûcher funéraire pas mal de boulets et d'entraves qui, depuis mon adolescence, m'empêchaient d'avoir une certaine prise sur l'existence. J'imagine qu'un psy m'aiderait à déterminer si c'est juste une concomitance, ou s'il y a une réelle corrélation, mais qui s'en soucie ?

Et puis je me prends en charge, malgré toutes mes habitudes de vieux garçon. Je vais acheter quelques fringues. Je me fais soigner les dents, qui me faisaient souffrir depuis longtemps. J'ouvre la porte au futur, je cesse de le reléguer dans la brume du "on verra bien." Ce n'est pas une inquiétude des choses à venir, c'est juste une envie que ça se passe bien parce que de toutes façons, ça va arriver et ça va être intéressant.

 

Mais je n'aime pas trop faire mon analyse en direct, c'est tellement pesant que même moi ça ne m'intéresse pas (et pourtant, mon nombril, mon beau mon doux nombril...). Je préfère mille fois parler des choses vues, entendues, vécues, de l'empreinte que laissent le monde et la vie comme elle va sur mes impressions.

Seulement voilà, ce qui me vient à la bouche, et donc aux doigts, en ce moment, ça se limite à deux domaines : le lycée, le cul. Et je sais que plus personne n'en peut de m'entendre parler des énormités balancées en classe, ou du récit cru de mes aventures. Le boulot et le sexe occupent le gros de mon temps de veille, comme tout le monde, et j'aurais besoin de les décrire par le menu, mais pour qui ?

 

Je vais donc reprendre ma collecte de détails insignifiants pris individuellement, de moments vitaux aussitôt oubliés, et profiter des quelques jours que je vais passer à Toulouse pour m'y consacrer. Je sais que ça me distraira : le gros de mes journées va se passer chez ma tante, qui se voit bien en pilier de la famille (enfin, de ce qu'il en reste), et j'aurai besoin d'air et de méditation. Il me manquera un laptop pour bien faire mais sans connexion, un calepin fera bien l'affaire.

 

Allez, va te coucher. Ecoute la musique douce et quand même un peu insipide. Qui sait ? demain t'apportera peut être des nouvelles.

 

 

Par grands-bras
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

What the hell ?

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés